La certification au 21e siècle

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Jeudi 25/06, j’ai assisté la conférence « Beyond Certification : sélection, évaluation & diplômes au 21e siècle » au Numa. Après une introduction sympathique, Marc Alperovitch (Isograd) développe la notion d’évaluation adaptative pour mettre de l’intelligence dans l’examen. Il rappelle que l’évaluation formative permet de progresser à la différence de l’évaluation somative dont l’objectif est d’évaluer un niveau. « C’est très facile de faire des QCM qui ne marchent pas » souligne-t-il.

Muriel Epstein (Transapi) met en œuvre l’élaboration de « cours par les jeunes pour les jeunes ». « Une évaluation est toujours fausse, ponctuelle et incomplète » rappelle-t-elle. Pour elle, il est possible de passer de la notation basique à la notation par compétences et même à une classe sans notes – ce qui ne signifie pas « sans évaluation ». Ainsi, à Grenoble, les jeunes se voient choisir leurs critères pour s’auto évaluer. « On peut tout mesurer » conclue-t-elle avant de développer ce que les gens de la fondation Mozilla (COURSERA) garde en tête : « toute connaissance peut être automatisée et le sera. Ce qui n’est pas remplaçable, ce sont les qualités humaines, la créativité et l’empathie. »

antoine valletVient alors le tour d’Antoine Vallet, professeur des écoles en CM1. On aime son naturel et les questions qu’il pose : « L’évaluation a-t-elle pour seule finalité de permettre une sélection ? (…) Évaluer pour classer en CM1, est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ? ou à quoi cela pourrait servir ? » Selon lui, les gens ont peur de supprimer le thermomètre.

« On est pas obligé d’évaluer pour apprendre et faire une évaluation peut se faire sans apprendre. » Il y a tellement de différence entre les élèves que vouloir leur donner la même chose n’a pas de sens, pour lui. « Ce qu’on veut leur donner, c’est de la confiance en soi et l’envie de travailler, de progresser. Et pour y arriver, il faut leur donner des choses à leur niveau. » Il précise qu’une évaluation doit être possible à réussir.

42Même si 70% des profs veulent innover, « c’est très compliqué de changer les choses, de faire quelque chose de différent. » Il développe néanmoins en partenariat avec L’école 42, une application qui s’adapterait aux enfants.

Pour la société ProctorU, expert de la certification à distance, une école est une plateforme : une rencontre d’élèves et d’enseignants, le tout dans une infrastructure « classe ». In fine, très proche du modèle « Air BNB » s’amuse-t-il à souligner. « L’examen, c’est où je veux quand je veux maintenant. » Mais « est-ce que  cacher un accès à la connaissance n’est-il pas dépassé ? » intervient Julien, de Transapi. Comme le rappelle Fred, « ça n’est pas la même chose de savoir où sont les planètes les unes par rapport aux autres et aller chercher l’information en 1 seconde sur internet. »

D’où l’éternelle question, qu’est-ce qu’on évalue et dans quel but ?

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